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 Les outils de test des disques durs
Je ne vais pas détailler l'utilisation de tous les outils décrits ici. Les citer et les décrire brievement devrait suffire à vous laisser le choix de celui qui sera adapté à votre besoin. Je ne vais pas non plus vous faire l'éloge de l'un ou de l'autre, parted vs fdisk, etc. Sachez que les outils linux sont tous complets et performant, que tous les détails de leur utilisation sont disponibles dans les pages de man mais que dans le cadre d'une methode de dépannage, j'en décris quelques arguments interessants et l'interpretation des résultats un peu plus loin dans ce document.
hdparm
Hdparm est employé à la fois pour recueillir des informations sur le disque et pour modifier dans le système.
hdparm -I /dev/xxx vous donnera tout un tas d'informations utiles
badblocks
Lancez badblocks avec le nom du périphérique en argument pour checker l'intégralité du disque dur, en lecture seule afin de reperer les badblocks. S'il y en a, il seront affichés en sortie. Cependant, il se peut que des blocs aient été corrompus suite à une erreur de tampon ou une coupure d'alimentation brusque. Bref, si vous découvrez ainsi des blocs corrompus, il vous faudras les tester plus avant pour savoir si ils sont définitivement perdus ou si ils sont récupérables.
options utiles
- -b : indispensable, spécifie la taille des blocs. par défaut 1024.
- -w : lance le test en lecture/écriture. Avec cette option, badblocks ne se contente pas de lire les blocks mais fait des test d'écriture. Le résultat de cette option sera donc la liste des badblock véritablement corrompus et irrécupérables. Attention, ceci éffacera toutes les données, y compris le système de fichier.
- -n : Quasiment le même test que l'option w, sauf que là, le logiciel n'ecrase pas formellement les données inscrites dans les blocs. Il les stoque en mémoire vive, fait son test puis les restitue à leur place d'origine. Ce procesus est évidemment plus long (et je pèse mes mots!).
- -t : Pour donner un nombre arbitraire de patern de test, s'utilise avec l'option -w ou -n
- -p : effectue n-1 passes. Par défaut, c'est zéro donc aucune passe supplémentaire.
- -s : voire la progression
- -v : rendre verbeux
Par exemple:
- badblocks -s -b 512 /dev/sda : check en lecture seule sda avec l'affichage du défilement.
- badblocks -sw -b 512 /dev/sdb : check sdb en écriture, toutes les données seront perdues.
- badblocks -sn -b 512 /dev/hdd : check hdd en écriture avec sauvegarde des données, trèèèèès long.
- badblocks -sn -b 512 -p 3 /dev/hdc : check hdc de la même manière mais en effectuant 4 passes.
- badblocks -sn -b 512 -t random /dev/sdc : Spécifie un patern de test aléatoire.
- badblocks -sw -b 512 -t 3 /dev/hda : spécifie explicitement que quatre paterns de test vont être utilisés. Cela dépend du système sur lequel badblock tourne; par défaut, SystemRescueCD utilise une patern aléatoire.
- badblocks -sw -b 512 -t 3 -p 5 /dev/hda : Spécial masochistes, cinq passes de badblocks incluant les quatres test d'écriture, avec conservation des données.
smartctl
Smart est intégré aux disque durs modernes, il permet de récuperer des infos sur le disque et d'en contrôler certains paramètres. Smart inclue dans ses versions les plus récentes un système de journalisation de erreurs internes aux disques durs. Un compteur enregistre le nombre d'erreurs et un journal des dernières erreurs est maintenu.
Smart vous donne de précieuses indications sur le type et les capacités d'un disque dur mais aussi sur son état, le log des erreurs vous permet de savoir également si il y a un problème important.
Par exemple, pour récupérer toutes les infos de smart sur le disque hdc:
smartctl -a /dev/hdc
Les outils de test et de réparation des systèmes de fichier
fsck
Il existe beaucoup d'outils qui permettent de tester chaque système de fichier. Fsck est un programme binaire accompagné d'un ensemble de scripts qui permettent d'utiliser chacun de ces outils en fonction des arguments que vous passez à la ligne de commande.
fsck emploie les outils standard de gestion des systèmes de fichier et inclue des scripts adaptés à chaque système de fichier, ces scripts s'appellent par la commande fsck.ext3, par exemple.
testdisk
Un outil de récupération formidable. Entendez par là qu'appuyer sur entrée sans réfléchir au préalable signifie la catastrophe... Cet outil ne fait aucune remarque sur vos actions et vous prend pour un technicien chevronné qui sait ce qu'il fait. Vous devez donc l'être
Outre cela, testdisk est interactif, d'ou le danger lorsqu'on a la gachette (touche entrée) facile. Il est capable d'analyser les partitions et de récupérer la table des partitions si vous l'avez perdue suite à une mauvaise manip, de sauvegarder une partition, même endomagée, de restaurée une partition sauvegardée.
partimage
Outil de sauvegarde/restauration de partitions. Interface semi-graphique en session terminale.
Partitionnement et formatage
cfdisk
cfdisk ne fait qu'une chose et la fait bien: il réecrit la table des partitions. L'interface est simple, claire et ergonomique. Vous devez simplement lui passez le nom du périphérique en argument.
mkfs
mkfs, comme son nom peut le laisser supposer (MaKe File System) formate les partitions et installe dessus un système de fichier. Il offre la possibilité, soit de n'écrire que les premiers blocs des partitions (installation simplifiée et rapide du système de partition, les données du système de fichier se trouvant dans les premiers blocs) soit de récrire chaque bloc du système de fichier et de faire une vérification des blocs, suivant les options des différents systèmes de fichier.
Pour ce faire, de la même manière que fsck, il utilise badbloks ainsi que les différents outils de formatage des système de fichier (mk2fs, mkreiserfs, etc); vous le ferez soit en spécifiant le système de fichier en argument, soit en utilisant un des scripts spécialisés: mkfs.ext3, mkfs.xfs, etc.
fdisk
fdisk sert à partitionner et formater les disques durs. Dans ses opérations internes, il ignore les 63 premiers secteurs du disque et le dernier cylindre. Il se sert de l'adressage LBA. Les informations qu'il donne sur le disque dur sont donc fonction de ces caractéristiques.
fdisk -l nous permet de récupérer facilement la liste des disques durs branchés et celle des partitions écrites dans les secteurs d'amorçage des disques.
L'interface en ligne de commande de fdisk est très pratique et inclue une aide avec la commande help.
parted
Encore un outil de partitionnement/formatage! De la même veine que fdisk, il dispose lui aussi d'une interface console ergonomique mais si vous préférez une interface graphique, il existe d'une part un cd autobootable gparted ou qtparted et elle est d'autre part inclu dans certains rescueCD.
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